Noyé de bleu sous le ciel grec

Publié le 30 novembre 2013 

Par Éric F.

Pour mes vacances de l’été 2013, j’ai hésité entre la Thaïlande, un pot-pourri de villes, en Europe, et la Grèce. C’est cette dernière destination que j’ai finalement retenue.

Comme je voulais allier tourisme et naturisme en bord de mer, mon choix s’est donc arrêté sur les Cyclades, qui offraient, selon mes recherches, les meilleures possibilités pour pratiquer le naturisme. J’ai donc embarqué, au Pirée, à destination de Paros.

Paros

Au débarquement, à Parikia, je me suis trouvé dans une cohue indescriptible, au milieu d’une foule très dense et face à un manque flagrant de structure d’accueil pour les touristes.

Heureusement, j’ai fini par trouver mon hôtel dans cet enchevêtrement de ruelles caractéristiques des villes ou villages des les îles grecques. 

Le lendemain, après avoir frôlé le découragement, j’ai enfin réussi à gagner la plage de Lageri, par transport en commun.

Mais là, surprise de taille, sur la plage, les « textiles » s’installent sans vergogne au milieu des naturistes, se prennent en photos, passent leurs commentaires sur leurs voisins en tenue de peau, etc. Assez dérangeant, merci! Par chance, la plage était assez longue pour me permettre de m’isoler sans problème.

Antiparos

Saut de puce jusqu’à Antiparos, où j’avais choisi de camper sur un terrain à proximité de la plage naturiste la plus ancienne de l’île (elle est officiellement naturiste depuis les années ’70). Grand mal m’en prit! Des jeunes ayant décidé d’investir les lieux, impossible de dormir pendant 2 nuits!

Tant pis pour la grotte d’Antiparos, mais, après un sommeil réparateur (et fort bienvenu) à l’hôtel, départ, sans regret, pour Santorini.

Santorini

Il n’y a pas de mots pour décrire cette île d’origine volcanique où les villes et les villages sont littéralement accrochés à la falaise escarpée, au bord d’un immense cratère immergé! La montée par la route en serpentin, à flanc de montagne, est absolument hallucinante. On peut monter en autobus ou en téléphérique et à dos d’âne ou à pied, si on arrive par le Vieux Port!

La ville de Fira compte des dizaines de petites rues ou ruelles remplies de boutiques et de restaurants où il fait bon s’attarder.

La ville d’Oia, elle, est parsemée de petites chapelles votives et d’églises à dômes bleu azur.

Les plages de Santorini sont spectaculaires avec leurs falaises poreuses et leur sable volcanique rouge ou noir où il faut impérativement porter des chaussures pour ne pas se brûler les pieds. J’ai jeté mon dévolu (et mon maillot) sur la magnifique et immense plage de Vlychada.

Naxos

De Santorini à Naxos, il faut compter un bon 6 heures de navigation, avec des arrêts dans plusieurs îles. Mon hébergement était situé dans un coin quasi-inaccessible, mais il avait l’avantage d’être à 5 minutes de marche de la plage de Plaka, l’une des plus belles de l’île, du point de vue d’un naturiste!

 Mykonos

Mykonos, c’est l’île du Jet Set! Tout y est beau, mais tout y est plus cher.

Même les plages y sont hyper-commercialisées (location de chaises longues, de palapas, bars de plages, restaurants, etc.). Mais, en marchant un peu jusqu’aux extrémités des plages, j’ai pu faire du naturisme au milieu de la communauté gaie, omniprésente dans l’île.

Délos

L’excursion la plus populaire, à partir de Mykonos, est la visite du site archéologique protégé de l’île de Délos, voisine, la plus petite des Cyclades (3,5 km2). C’est l’île où, selon la mythologie grecque, serait né Apollon, fils de Zeus et de Léto.

Jai pu découvrir les vestiges de cette île-ville, qui fut l’une des plus importantes cités de l’Antiquité.

Athènes

Mon voyage s’est terminé à Athènes, une ville de 5 millions d’habitants, la moitié de la population de toute la Grèce, très dynamique et grouillante d’activités, avec, en son centre, l’Acropole, la colline qui abrite le Parthénon.

Athènes, c’est aussi la ville qui a donné au monde cette forme de gouvernement qu’on appelle la démocratie.

Mais, curieusement, le monument qui m’a le plus touché a été le Stade panathénaïque, qui a accueilli les Jeux olympiques de 2004.

C’est à Athènes, en effet, qu’eurent lieu les premiers Jeux olympiques de l’ère moderne, en 1896.

Conclusion

J’ai aimé la Grèce pour ses monuments, ses îles, son climat et ses plages spectaculaires. J’ai beaucoup moins aimé le côté mercantile des Grecs, surtout en cette période de récession économique. J’ai été déçu par la pratique du naturisme là-bas, surtout par la difficulté d’accès des plages naturistes et le comportement cavalier de beaucoup de « textiles » à l’égard des naturistes.

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