Un village naturiste aux îles Canaries

Publié le 23 février 2014 

Par Sylvain C.

Début avril 2012, je quitte le Québec pour me rendre à Madrid et de là, aux îles Canaries (Canariae insulae : îles aux chiens). Les Canaries sont situées à environ 150 km à l’ouest du sud du Maroc, dans l’océan Atlantique.

Je débarque sur l’île de Gran Canaria, au centre de l’archipel, où les sept plus grandes îles sont habitées. C’est la plus populaire auprès des touristes, particulièrement à son extrémité sud, où se trouve la ville de Las Palmas de Gran Canaria. D’origine volcanique, ces îles sont très accidentées et souvent, les plages y sont minuscules, mais il y a de belles exceptions. La Playa del Inglés (plage de l’Anglais -ils y viennent depuis fort longtemps en vacances-), dans la municipalité de San Bartolomé de Tirajana, y est vraiment magnifique, avec une section naturiste bien indiquée.

Je n’ai rencontré que très peu de Nord-Américains; il est donc difficile d’y parler français, alors on se rabat sur l’anglais ou sur l’espagnol.

Les dunes de la Playa del Inglés, vues de la ville de San Bartolomé de Tirajana

L’hébergement naturiste est facile à trouver à Las Palmas : une simple recherche sur le net vous en convaincra rapidement.

Pour ma seconde semaine, je suis parti visiter une autre île, la plus à l’est, Lanzarote. Elle serait la plus récente (la dernière émergée des flots) et la moins verte. Ce qui m’a attiré sur Lanzarote, c’est le village de Charco del Palo, un village naturiste situé sur la côte nord-est de l’île.

L’avion nous dépose à Arrécife, la principale ville de l’île. J’avais réservé une petite voiture, et 45 minutes plus tard, après avoir « slalomé » sur la route entre des volcans assagis, j’arrivais à Charco del Palo. Un appartement tout équipé de deux chambres m’y attendait, pour moins de 800 dollars la semaine.

J’avais lu, avant de partir, qu’il n’y a qu’à l’épicerie (un grand dépanneur, selon nos critères) qu’un vêtement est requis (et encore, un string y est considéré comme acceptable) de même que dans les trois restaurants du village. Les gens y portent une tenue de ville décontractée pour aller souper. Partout ailleurs, la tenue de peau est parfaite.

Imaginez une soixantaine de maisons blanches et d’hôtels, de deux étages au maximum, dans un décor très aride (il ne pleut que très peu sur Lanzarote dans une année), avec des jardins bien entretenus mais sans gazon (il est remplacé par de la pierre volcanique noire concassée bien étendue), plantés de cactus et autres plantes grasses. Les rues sont asphaltées et descendent doucement vers la mer, il y a de la pierre volcanique partout, et les gens qui promènent leur chien ou sortent les poubelles ne portent que des chaussures; c’est merveilleux!

Il n’y a aucune plage de sable à Charco del Palo, mais deux « piscines » naturelles que la mer emplit et vide, au gré des marées, et aussi des échelles plantées dans le roc, par lesquelles on peut descendre dans la mer.

L’une des « piscines », à marée haute, et le village, à l’arrière

Il suffit d’1 ½ heure de voiture pour parcourir l’île d’une extrémité à l’autre. Et des endroits à visiter, il y en a plusieurs! Des cavernes sur près d’un kilomètre de long (comme la Cueva de los Verdes), le parc national Timanfaya, ou parc des montagnes de feu (vraiment à voir!), avec un restaurant qui cuit les aliments sur un four naturel (un trou dans le sol d’où monte une chaleur intolérable émanant de la lave, au fond), les superbes plages de Papagayo, à l’extrémité sud de l’île, où le naturisme est courant, même au travers des textiles, pour n’en nommer que quelques-uns.

Des viandes cuites par la lave qui circule juste sous la surface refroidie

En fait, le naturisme est courant à peu près partout aux Canaries. Personne, parmi les textiles, ne fait de cas des personnes nues sur les plages, c’est parfaitement intégré dans les mœurs.

Le Jardín de cactus, tout près de Charco del Palo

Cette île est fort « dépaysante », car il y a très peu de végétation; on a l’impression de vivre sur la lune. Pour l’instant, c’est le royaume des cactus.

Une autre caractéristique des Canaries est la constance du vent. à longueur d’année, néanmoins utile pour faire tourner les éoliennes. En effet, une grande partie de l’électricité des Canaries provient de ces machines écologiques, et elles y sont très nombreuses.

Vraiment un superbe voyage, que je recommande chaudement. Mais, pour un Québécois, 17 jours suffisent; les paysages lunaires sont étonnants et magnifiques, par contre la verdure finit par nous manquer. Vous m’en donnerez des nouvelles!

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