3 juillet 2026
Quel bonheur de vivre dans l’une des plus belles villes de l’Amérique du Nord. Encore plus heureux, car depuis environ seize ans, Québec est devenue l’une des plaques importantes du naturisme dans la province, grâce à l’excellent travail des bénévoles qui se sont succédés dans la région au cours des années. Nous pouvons en être fiers!
En attendant, nous vous proposons un petit texte pour vous rappeler les origines de notre ville et un brin d’histoire sur l’un des bâtiments que nous apercevons souvent lorsque nous marchons sur la rue St-Louis, dans le Vieux Québec. Nous l’aimons notre ville, alors parlons-en!
Rappelons que « la ville de Québec a été fondée par Samuel de Champlain le 3 juillet 1608, sous l’aile de Pierre du Gua De Monts, sur un site situé à proximité d’un ancien village iroquoien appelé Stadaconé où les habitants cultivaient le maïs et profitaient des ressources maritimes du secteur. Il s’agit du berceau de la francophonie en Amérique du Nord et (la ville) se développera autour de la place Royale. »
(In: Wikipédia; Histoire de la ville de Québec; Histoire de la ville de Québec — Wikipédia).

Crédit photo : Michael Noury dans Pexels.com
L’histoire de la maison François-Jacquet-Dit-Langevin
La Maison François‑Jacquet‑Dit‑Langevin est l’une des plus anciennes demeures du Vieux‑Québec. Érigée en pierre au tournant du XVIIᵉ siècle, elle incarne la naissance de l’architecture urbaine de la Nouvelle‑France. Elle est comprise dans le site patrimonial du Vieux-Québec.
Voici un extrait provenant du Ministère de la Culture et des Communications du Québec afin de vous donner un aperçu de son histoire.
« En 1674, les Ursulines de Québec concèdent un lot au maître couvreur en ardoise François Jacquet dit Langevin (mort en 1677). L’année suivante, il engage le maître charpentier Pierre Ménage (1645-1715) pour construire sa demeure. Ce dernier a, entre autres, participé à la réfection du monastère des Ursulines situé à proximité et à la réalisation de l’Hôtel-Dieu et du château Saint-Louis. Le gendre de Jacquet, François de Lajoüe (vers 1656-vers 1719), habite la maison entre 1689 et 1699. Arpenteur, mesureur et entrepreneur, il a lui aussi grandement contribué à l’édification de ces bâtiments institutionnels et tient un rôle important dans le domaine de la construction à Québec. Il supervisera les travaux d’agrandissement de la maison vers 1690.
« Un siècle plus tard, soit en 1795, une annexe est adossée à la maison et peu après, entre 1818 et 1820, apparaît le second corps de logis qui occupe la partie ouest du terrain. Il n’avait qu’un étage et demi à l’origine et sa façade a été reculée en 1898, lors de l’élargissement de la rue Saint-Louis. Il a été, par la même occasion, surhaussé d’un étage et coiffé d’un toit à deux versants de pente moyenne, adoptant ainsi le gabarit des demeures urbaines de la fin du XIXe siècle. L’ensemble de l’aménagement intérieur est aussi remodelé.
« Avant de prendre le toponyme de maison Jacquet dans les années 1950, la demeure a porté le nom de maison Montcalm. Une croyance voulait que le marquis Louis-Joseph de Montcalm (1712-1759), après avoir dirigé les troupes françaises contre les soldats anglais du général James Wolfe (1727-1759) lors de la bataille des plaines d’Abraham survenue le 13 septembre 1759, ait succombé le lendemain dans cette maison. Bien que réfutée, cette croyance a eu cours de la fin du XIXe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle. D’abord orale, puis écrite, elle a été diffusée notamment par des guides historiques publiés sur Québec au tournant du XXe siècle.
« Parmi les propriétaires les plus célèbres de cette maison figure Philippe Aubert de Gaspé (1786-1871), avocat, seigneur de Saint-Jean-Port-Joli et auteur du roman « Les Anciens Canadiens ». Sans jamais y résider, l’écrivain en devient propriétaire en 1816, année où il reçoit une commission de shérif du district de Québec. Ce n’est cependant qu’en 1863, alors qu’il habite rue des Remparts, qu’il publie son fameux roman inspiré des moeurs et des coutumes de la vie seigneuriale à la fin du Régime français.
« La maison François-Jacquet-Dit-Langevin est classée en 1957. Elle est entièrement restaurée l’année suivante par l’architecte André Robitaille qui a supervisé la restauration de nombreux immeubles patrimoniaux situés dans l’Est-du-Québec. Depuis 1966, le bâtiment loge le restaurant Aux Anciens Canadiens, nommé ainsi en l’honneur du roman d’Aubert de Gaspé. «
Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2004.https://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=92636&type=bien

Crédit photo : Jean-François Rodrigue 2006, © Ministère de la Culture et des Communications
BONNE FÊTE QUÉBEC!
Michel M. et Richard Ouellet


